Etre en couple c'est sympa, mais...

{5}

Je Le désire moins. Maintenant, à chaque fois que je vois l’excitation dans son regard une sorte de lassitude s’empare de moi. Et je pense à Ano. Ano qui parvient à me faire mouiller en un sms rien qu’en me disant qu’il a envie de moi. En un snap rien qu’on me montrant une photo de son boxer déformé par son excitation. Et il y a Lui. Lui et ses tentatives maladroites pour me dire qu’Il me désire. Lui posant sa main sur mon entrejambe pour voir si je suis aussi excitée que lui et voir que je ne le suis pas. Alors là il passe aux choses intéressantes et là je ne peux plus Lui résister.

Il me connaît trop bien. Il sait comment faire pour faire monter mon excitation. Une main glissée sous mon débardeur puis deux doigts venant pincer délicieusement mon téton jusqu’à me faire gémir de plaisir. Je ne sais même pas pourquoi je suis plus sensible à ce niveau… Le clitoris c’est sympa mais les seins c’est tellement mieux. Je ne sais même pas pourquoi Il ne commence pas directement par là. Je veux dire, ça fonctionne à tous les coups. On pince, on mordille et on lèche et je suis partie pour une partie de sexe endiablée. Et oublié le Ano.

En fait, je dois avoir un cerveau de mec (est ce que c’est sexiste de dire ça ?), du moins un cerveau de mec tel qu’on se l’imagine dans les clichés. Dès qu’on me touche les seins, je suis incapable de dire non. C’est plus fort que moi. Je dois céder. Je suis faible face à l’appel de la chair. Je dois aussi plus penser avec mon entrejambe qu’autre chose moi…

Je suis pas le genre de meuf qui ira coucher ailleurs parce que ça se passe mal avec son officiel. Non, moi j’irai ailleurs parce que mon officiel ne veut pas me donner du sexe bestial. J’aime les histoires de domination et soumission, mais Lui il en a horreur. Alors je ne cherche pas à argumenter. Forcer les autres à faire des concessions, c’est pas mon genre. Soit on est sur la même longueur d’onde, soit tant pis, je cherche ce dont j’ai besoin (envie ?) ailleurs. Et encore une fois, je mens en me disant que ça évite que tout le monde souffre. Ou pour me simplifier la vie ? En tout cas, le résultat est le même : je cache les choses et je garde tout pour moi.

Des fois, je me dis que ce n’est pas étonnant que je sois aussi épuisée. À force de faire des efforts d’imagination pour mentir et me souvenir de mes mensonges, je dois fatiguer au possible mon cerveau. Finalement, être franc, c’est plus reposant. Faut croire que je n’aime pas être reposée…